Que du feu

J’aurais jamais dû épouser une grand-mère
Faut dire, elle a su cacher son jeu
Tout ce long chemin, si je regarde en arrière
Au fond je n’y ai vu que du feu

Étincelle du début
Drôles de péripéties
Si tu n’avais un peu bu
M’aurais-tu choisi ?

La naissance des enfants
Nouvelle bûche au foyer
Petit dernier, chaud devant
Comment oublier !

Il suffit pour s’abimer
D’un fanal un peu trompeur
Des fois mieux vaut pour aimer
Ne pas prendre à cœur

Soixante ans passés, nous dit l’organisateur
Selon ta peau lisse, beaucoup moins
Au carnet d’adresse, entrée de quelques docteurs
À présent, l’avenir, c’est moins loin

Charbon du gril au jardin
Bois du poêle, qui rougeoie
Des brûlures, c’est certain
Et des feux de joie

La braise que je me sens
De dire et de te porter
Jusqu’aux cendres du couchant
Chaleur et clarté

Si la lumière a changé
L’heure au cadran, que m’importe
Toujours je viendrai chercher
Midi à ta porte

J’aurais jamais dû épouser une grand-mère
Faut dire, elle a su cacher son jeu
Tout ce long chemin, si je regarde en arrière
Au fond je n’y ai vu que du feu

Paroles : Pascal AUSSI